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Quand Matignon fait le banquier du fascisme : L'union sacrée de la finance et de l'extrême droite

  • lemaraudrevolte4
  • il y a 13 heures
  • 2 min de lecture



(D'après des informations révélées par Le Monde)


Si certains doutaient encore que le pouvoir exécutif et la haute finance forment les deux faces d’une même pièce coercitive, les révélations du journal Le Monde sur les coulisses de la présidentielle de 2027 achèverons de leur ouvrir les yeux.


Alors que la candidate d'extrême droite peine à trouver les millions nécessaires à sa campagne, voilà que Matignon s'improvise négociateur de charme auprès d'un consortium de banques françaises pour lui débloquer un emprunt. Et pour rassurer ces marchands de crédit frileux ? Le Premier ministre se dit prêt à faire payer la facture aux prolétaires en garantissant ce prêt par les deniers publics via la prochaine loi de finances.


La banque et le sabre : La vieille alliance du Capital et de la Réaction.

Pour l’analyse anarchiste, ce spectacle n’a rien d'étonnant. L’État bourgeois et le capitalisme financier n’ont jamais eu de principes moraux ; ils n’ont que des intérêts. Quand la bourgeoisie sent le vent tourner ou cherche à verrouiller le jeu politique, elle sait parfaitement tendre la main à l’extrême droite pour préserver l'ordre établi.


Hier encore, les technocrates du pouvoir se posaient en « remparts » contre le péril fasciste. Aujourd'hui, l'exécutif décroche son téléphone pour supplier les banquiers d'ouvrir leurs coffres à Marine Le Pen.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage... et le fascisme comme la bourgeoisie porte sa roue de secours. »

Vos impôts pour financer leurs matons

Examinons l'ignominie de la manœuvre dévoilée par Le Monde :


Un chèque en blanc sur le dos du peuple : En adossant une partie du prêt à la loi de finances, l'État s'apprête à faire garantir par les contribuables l’argent qui servira à promouvoir un programme de matraquage social, de xénophobie institutionnelle et de flicage généralisé.


Le mythe du "RN anti-système" définitivement brisé : Marine Le Pen ne mendie pas auprès des travailleurs, elle attend gentiment que les hauts fonctionnaires et les banquiers d'affaires ficellent son budget. L'extrême droite est, comme toujours, un produit certifié conforme du système marchand.


La démocratie du portefeuille : Ce marchandage prouve une fois de plus que les élections républicaines ne sont qu'un marché financier où la bourgeoisie sélectionne les gérants de sa boutique.


Ni banquiers, ni préfets, ni facho !

Que les requins de la finance et les gestionnaires de Matignon s'entendent pour dérouler le tapis rouge au fascisme ne surprendra personne dans les rangs de la lutte sociale. Le pouvoir prépare ses portes de sortie et assure ses arrières.


Face à leur comédie électorale subventionnée par les banques et garantie par l'État, une seule réponse s'impose : l'auto-organisation, la grève et la solidarité directe. Nous ne rembourserons pas leurs dettes, nous ne voterons pas pour leurs bouffons, et nous ne laisserons pas la finance dicter la couleur de nos chaînes.


À bas l'État, le Capital et tous leurs serviteurs !

 
 
 

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