top of page

L’ombre des champignons : Souvenir d'Hiroshima et de Nagasaki

  • lemaraudrevolte4
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture



Chaque mois d’août, la mémoire officielle déroule son cérémonial. Les dirigeants s’inclinent, les diplomates composent des discours policés sur la « paix mondiale », tandis que dans l'ombre, les complexes militaro-industriels continuent de tourner à plein régime.


Les 6 et 9 août 1945, ce n'est pas une fatalité absurde qui a pulvérisé des dizaines de milliers d'êtres humains à Hiroshima et Nagasaki. C'est l'État. Et pas n'importe quel État : le gouvernement des États-Unis, auto-proclamé champion du « monde libre » et de la démocratie.


Ni la Corée du Nord, ni l'Iran, ni la Chine — de viles dictatures autoritaires et liberticides dont la brutalité est indiscutable — n'ont à ce jour appuyé sur le bouton de l'anéantissement atomique. Le seul pouvoir à avoir sciemment vaporisé des populations civiles sous le feu nucléaire reste une république représentative.



La barbarie au nom du droit

Cette réalité historique rappelle une vérité fondamentale : l'État, quelle que soit sa forme constitutionnelle, détient le monopole de la violence légitime et pousse cette violence jusqu'à l'absurde dès lors que ses intérêts géopolitiques sont en jeu. Pour imposer une capitulation sans condition et marquer son territoire face aux rivaux de la Guerre froide naissante, le gouvernement américain a fait le choix du terrorisme de masse.


La différence entre les tyrannies déclarées de Pyongyang ou de Téhéran et les « démocraties » occidentales ne réside pas dans la nature de leur pouvoir, mais dans la sophistication de leur propagande.


Les dictatures oppriment ouvertement leurs peuples ; les démocraties bourgeoises marchandent la liberté individuelle contre l'illusion de la sécurité, tout en accumulant un arsenal capable de détruire la planète plusieurs fois.


Ni patrie, ni bombe : l'antimilitarisme comme seule boussole

Aujourd'hui, le chantage à l'atome reprend de plus belle. Les états-majors de tous les blocs nous somment de choisir un camp, de trembler devant les missiles des autocrates du Levant ou d'Asie pour mieux accepter la prolifération des bombes dites « défensives ».


Refuser cette mascarade est un devoir. Se souvenir d'Hiroshima et de Nagasaki, ce n'est pas verser une larme hypocrite une fois par an avant de retourner obéir.


C'est affirmer haut et fort :

Que l'armement nucléaire est l'outil suprême du contrôle étatique, conçu pour faire des individus de la chair à canon ou des otages géopolitiques.


Que les frontières et les gouvernements sont les vrais pyromanes, drapant la guerre dans des habits de justice ou de démocratie.


Que la seule paix réelle réside dans le désarmement total, la désertion face aux ordres militaires et la solidarité directe entre les peuples, par-dessus les frontières.


Face aux États qui négocient la survie de l'humanité sur un plateau d'échecs atomique, le souvenir des victimes du Japon ne doit pas appeler à la résignation, mais à l'insoumission.


À bas les armées, à bas les États, vive l'organisation libre des peuples sans chefs ni frontières ! 

 
 
 

Commentaires


bottom of page