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Chasse aux chômeurs par France Travail : pendant ce temps, le patronat vole nos salaires dans l'impunité !

  • lemaraudrevolte4
  • il y a 5 heures
  • 3 min de lecture


Compagnonnes compagnons, travailleuses, travailleurs,

Pendant que la propagande d'État, relayée par la machine de guerre administrative France Travail et les médias aux ordres, matraque quotidiennement l'opinion en traquant sans relâche les chômeurs et les précaires — pointant du doigt des familles populaires pour quelques centaines d'euros arrachés à la misère —, un silence de plomb dissimule le plus grand braquage du siècle.


On veut nous faire croire que le danger viendrait de nos voisins, de nos collègues, de ceux qui souffrent. Qu'on se le dise clairement : ce n'est ni l'immigré, ni le chômeur, ni le précaire, ni le simple travailleur qui est le parasite de cette société ! Les seuls véritables parasites, ce sont le patronat et le système capitaliste tout entier, qui vivent aux crochets de notre travail et sucent la valeur que nous créons.


Ce braquage, ce n'est pas celui des dindons du système. C'est celui des maîtres du capital. Chaque année, ce sont des dizaines de milliards d'euros qui sont dérobés aux caisses de la solidarité collective et au fruit de notre labeur par le patronat. Et tout cela dans l'impunité la plus totale, avec la bénédiction tacite de l'appareil d'État.


La réalité des chiffres : Qui fraude qui ?

Les données officielles (celles-là mêmes que le pouvoir tente de noyer sous les rapports parlementaires) dressent un constat sans appel :

La fraude fiscale et le travail dissimulé patronal représentent 80 à 100 milliards d'euros soustraits chaque année.

La fraude aux cotisations sociales patronales (Urssaf, non-déclaration d'heures, faux statut d'auto-entrepreneur imposé) s'élève à elle seule à près de 8 à 12 milliards d'euros par an.

À côté de cela, la fraude aux prestations sociales (RSA, allocations) représente à peine 1 à 2 % du total.

Rappel fondamental : Les cotisations sociales ne sont pas des « charges », ce sont notre salaire différé. Quand un patron fraude l'Urssaf ou ne déclare pas nos heures, ce n'est pas l'État qu'il vole : c'est notre santé, nos retraites, nos indemnités chômage et nos conditions de vie. C'est du vol pur et simple de salaire.

Un système judiciaire et étatique à deux vitesses

Pourquoi ces patrons voyous ne se retrouvent-ils jamais en prison ? Pourquoi leurs usines et leurs biens ne sont-ils pas saisis ?


Parce que l'État et la justice de classe ne sont pas là pour protéger la société contre les prédateurs économiques, mais pour protéger la propriété privée et les profits des capitaines d'industrie. Ils désignent des boucs émissaires — l'étranger, le privé d'emploi — pour diviser la classe laborieuse et détourner les regards du pillage patronal.


Lorsqu'un travailleur commet une erreur de déclaration ou refuse un emploi sous-payé, la machine France Travail s'abat sur lui avec une violence inouïe : radiations, suspensions d'aides, flicage permanent, humiliation. Mais lorsqu'une multinationale ou une PME accumule des millions d'euros de travail dissimulé ou d'optimisation fiscale agressive, cela se règle en coulisses par des transactions amiables, des moratoires ou des remises gracieuses accordées par le Trésor public.


L'État est le complice structurel du patronat. Il précarise le travail par la loi (ubérisation, casse du Code du travail), flexibilise la main-d'œuvre et garantit aux fraudeurs du capital un environnement sans risques.


L'action directe et l'auto-organisation face au vol patronal

Face à ce pillage méthodique et à cette stratégie de division, il n'y a rien à attendre du bulletin de vote, des tribunaux prud'homaux saturés ou des négociations feutrées dans les ministères. La légalité bourgeoise est conçue par et pour la classe dominante.


Nous affirmons que seule l'action directe, la grève exempte de compromission et l'auto-organisation à la base peuvent contraindre les voleurs à rendre des comptes.

Refuser le travail dissimulé subi et imposer la régularisation en exigeant le paiement immédiat de toutes les heures effectuées et la réintégration des travailleurs précaires.


Organiser la riposte sur les lieux de travail en créant des sections syndicales de combat, indépendantes de tout parti et de toute subvention d'État, capables d'établir le rapport de force par le blocage et les piquets de grève.


Mener le boycott et la dénonciation publique pour exposer au grand jour les entreprises qui s'engraissent sur le vol des cotisations et la surexploitation des salariés.

Le produit de notre travail doit revenir à ceux qui le produisent !

Face au patronat voleur, au capitalisme parasitaire et à l'État protecteur, imposons la justice sociale par nos propres moyens. Pas de négociation sur le vol de nos vies : organisation, solidarité et lutte des classes !


Pour l'anarcho-syndicalisme !


Pour la réappropriation sociale et la révolution anarchiste !

 
 
 

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