L’Enfer capitaliste ne se réforme pas : Il Se Détruit
- lemaraudrevolte4
- il y a 1 jour
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Regardez autour de vous. La précarité asphyxie les foyers, la crise climatique accélère le naufrage du vivant, et la surveillance technico-policière quadrille chaque centimètre de nos villes. Pendant ce temps, les élites politiques et financières trinquent au sommet de nos ruines. On voudrait nous faire croire qu'il s'agit d'une succession de « crises » imprévisibles, de simples dysfonctionnements à corriger par une loi de plus ou un bulletin dans l'urne.
C'est un mensonge. Le système marchand ne fonctionne pas mal : il fonctionne exactement comme il a été conçu, en s'appuyant sur notre propre résignation.
« C’est le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix d’être serf ou d’être libre, abandonne la liberté et prend le joug. »
Étienne de La Boétie
Le cirque électoral et l'imposture réformiste .
Tous les quatre ou cinq ans, le spectacle démocratique nous invite à choisir la couleur des chaînes qui vont nous entraver. La bourgeoisie nous tend un bulletin de vote comme on jette un os à un chien pour l'empêcher de mordre. L'État n'est pas un arbitre neutre : il est le bras armé du Capital. Son rôle unique est d'assurer la fluidité du marché, de protéger la propriété privée et de matraquer quiconque ose entraver la circulation des marchandises. Voter pour de nouveaux gestionnaires du désastre ne fait que légitimer notre propre servitude. On ne négocie pas l'aménagement d'une prison : on abat ses murs.
« Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. Je ne veux pas que vous le poussiez ni que vous le branliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse à qui on a dérobé sa base, de son propre poids fondre en bas et se rompre. »
Étienne de La Boétie
L'usure de nos vies et le pillage du monde.
Le capitalisme est une sangsue qui transforme tout ce qu'elle touche en marchandise. Il a réduit l'existence humaine à une équation grotesque : travailler, consommer, fermer sa gueule et crever. L'esclavage salarié nous vole notre temps et notre énergie pour enrichir une poignée de parasites financiers. Pour quelques miettes de confort artificiel et de divertissement de masse, nous donnons au système les moyens de nous broyer, sacrifiant la terre sous nos pieds et la dignité de nos exécutions quotidiennes sur l'autel de la croissance infinie.
« Vous semez vos champs pour qu’il les ravage, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir à ses pillages, vous nourrissez vos filles afin qu’il ait de quoi saouler sa luxure, vous nourrissez vos enfants afin qu’il les mène à la boucherie... »
Étienne de La Boétie
Ni maîtres, ni valets : L'urgence de l'action directe.
Face à cette violence structurelle, les cortèges syndicaux déclarés en préfecture et les pétitions en ligne ne sont que de la figuration impuissante. Le pouvoir ne craint pas nos plaintes ; il craint notre capacité à nuire à ses flux économiques. L'insurrection n'est pas un horizon lointain, c'est une pratique du présent : rompre avec la passivité, s'organiser à la base sans chefs ni porte-parole, et attaquer directement les infrastructures du Capital. Ce tyran moderne n'a de force que celle que nous lui prêtons en continuant de lui obéir.
« Il a seulement deux yeux, il n’a qu’deux mains, il n’a qu’un corps [...] d’où a-t-il pris tant d’yeux dont il vous épie, si vous ne les lui fournissez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? »
Étienne de La Boétie
La liberté ne se réclame pas, elle se prend. Face à l'effondrement généralisé que nous impose ce monde marchand, nous n'avons plus rien à attendre, et plus rien à perdre.
Pour la fin du règne de tous les États !
Vive l'autogestion, l'action directe et la liberté absolue sans dieux ni maîtres !



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